ROCK IN THE BARN #10

Rock in the Barn fête cette année sa dixième édition.

Une petite longévité dû à sa singularité : une organisation en milieu rural dans un corps de ferme et une grange; une programmation défricheuse et fédératrice, ainsi qu’une restauration défendant les producteurs locaux et régionaux. 

En bref un évènement associatif qui satisfait les soifs de Rock-N Roll et les papilles engagées. 10 ans de programmation qui ont su évoluer au fil des tendances, des esthétiques promouvant l’excellence des jeunes pousses normandes - on citera MNNQNS, The Goaties, Metro Verlaine …- en les mêlant aux diverses têtes d’affiche françaises et internationales telles que Dead Meadow, Balthazar, Acid Arab, Black Strobe ou encore The KVB pour ne citer qu’eux…

Phoenician Drive (Bruxelles - EXAG Records, Rockerill Records, Stolen Body Records)

Phoenician Drive a été formé à l’été 2015 par le percussionniste Diego Moscoso avec l’intention de monter une formation qui mélange des motifs traditionnels et des guitares fuzz sur des rythmiques orientales. Sur les traces d’ Erkin Koray et Orient Express et sous l’influence du ‘kraut-rock’ allemand (Neu!, CAN, Faust etc.) et des musiques soundtracks 60’s, Phoenician Drive recherche la transe hypnotique en prenant appui sur des grooves orientaux.

TAU (Paris - Banquise Records)

Une des dernières signatures chez Fuzz Club Records, TAU est le side project de l’Irlandais Shaun Mulrooney l’infatigable claviériste des désormais légendaires Dead Skeletons. Installé à Berlin depuis peu le duo guitare sèche et percussion nous embarque pour un trip cosmic et tribal, leur EP “Wirikuta” plus que prometteur les a conduits sur les meilleurs festivals psychés d’Europe. On attend l’album avec impatience.

Abschaum (Lyon - Spinnup)

On pense aux repères de vieux loups, les yeux cernés d’avaler le bitume et la bière. On pense à la lune, irrévérencieuse, qui aveugle le troisième oeil. On pense à la jeunesse déglinguée, qui n’hésite pas à piétiner la poussière avec leurs godasses trouées. Depuis 2010, le trio Français d’Abschaum, mené par Chris Poincelot, navigue en terrains sauvages. Comme pour mieux dégager la tension, subtile, de leur musique : un héritage définitivement krautrock mélangé, intriqué, malaxé aux influences d’un Alan Vega enragé

CROWS (Angleterre - Balley Records)

De féroces Londoniens lancés sur les routes depuis 2012 dans un tourbillon de riffs viscéraux, laissant sur leur passage des centaines de nouveaux patients pour les ostéopathes. Sur les photos de concert de Crows, les spectateurs s'imbriquent comme dans une partie de Tetris mal embarquée. La faute à un rock orageux qui met au bras de fer Interpol face aux Black Angels. Le groupe a ainsi pu faire les premières parties du groupe IDLES lors de leur tournée à guichets fermés du mois d'avril.

Serpent (Paris)

Une musique idiote aux émotions binaires crée par cinq cerveaux reptiliens (Lescop, Adrian Edeline, Quentin Rochas, Martin Lefebvre, Wendy Killman) pour que ton cerveau ne parvienne à fonctionner autrement qu'en tapant du pied. Une réptation entre des rythmes mécaniques, répétitifs, des sons acérés et des grooves paranoïaques, un safari dans une jungle en polystyrène...

The Vacant Lots (USA - A Recordings, Metropolis Records)

Comment ne pas s’intéresser à un groupe ayant reçu l’aval de Sonic Boom (Spacemen 3), Dean Wareham (Galaxie 500, Luna) et du Brian Jonestown Massacre ? Derrière The Vacant Lots, un duo américain formé de multi-instrumentistes fracassant Suicide à coups de garage psychédélique. The Vacant Lots compose du rock préhistorique, répétitif, caverneux; un rock interdit au moins de treize ans car difficile de savoir où se situe ici la frontière séparant le concept de la mise à nue. Ce que complexifient les concerts du groupe : à base de hurlements et de projections visuelles, The Vacant Lots se livre à des transes, à une forme de colère sans mascara.

Flavien Berger (Paris - Pan European)

A 32 ans, le Parisien est musicien, auteur, compositeur, interprète et a fait toutes ses classes à l’ENSCI (l‘école nationale supérieure de création industrielle). Quelque part entre le son électro-clash du début des années 2000, la new-wave, l'acid music, les années 80 et la synth pop, les mélodies du Berger plongent le troupeau dans une sorte de rêve éveillé dont les brebis ne pourront s'extirper qu'à coups de bassins chaloupés. Et il nous tarde d'éprouver son dernier "Contre-Temps" en live.

Rendez-Vous (Paris - Artefact/Crybaby)

Après un premier EP à succès, le groupe français Rendez Vous frappe fort avec son premier album “Superior State” sorti en octobre 2018. Cet opus postpunk apocalyptique, nuancé à coups de mélodies synthpop et new wave, amène le groupe à se produire à travers les scènes du monde entier (Asie, Etats-Unis, Europe). Le rendez-vous est pris !

DBFC (Paris - Her Majesty’s Ship)

Inviter l’esprit rock dans la culture des dancefloors n’est pas chose facile, pourtant ils l’ont fait. A la tête de ce quatuor, se cachent Dombrance (Bertrand Lacombe) et l’anglais David Shaw, des musiciens qui se présentent non pas comme un groupe mais comme un club dont eux seuls connaissent la signification. A l’inverse de nombreuses productions electro, leurs sons ne reposent pas essentiellement sur les machines puisqu’ils livrent une musique organique où les guitares, claviers et batterie s’invitent sur scène pour un joyeux mélange explosif. Influencés par les Beachs Boys et les Beatles, ils piochent dans la funk, la new-wave, la soul et le disco pour livrer des lives enflammés où l’on transpire, se lâche et s’oublie sur des musiques hypnotiques qui finissent par ensorceler.

FROTH (USA - Wichita Recordings)

Froth, ou la mousse en anglais. Celles des vagues de Californie qui vont et viennent sans cesse sur le sable chaud. Derrière ce nom se cachent aujourd’hui quatre gaillards venus des banlieues ennuyeuses du coin. Ils ont voulu vivre le grand rêve américain. Froth n’a jamais été un groupe de status quo. Teinté de shoegaze, de nuances psychédéliques et de post-punk, le groupe composé de Joo–Joo Ashworth, Jeremy Katz et Cameron Allen est sorti des sentiers battus pour proposer un son qui leur est propre.

San Carol (Angers - Freemount Records)

L’Angevin Maxime Dobosz, leader et fondateur de San Carol, aime Bowie, Nine Inch Nails, Slowdive, Air, Yo La Tengo, George Michael (mais ça c’est un secret), le folk… Ajoutez à cela deux albums publiés sous influence éléctro-clash pour le 1er et psyché krautrock pour le 2nd et vous obtiendrez un artiste inclassable au meilleur sens du terme, boulimique de sons et de grands refrains quelles que soient leurs origines et leurs époques. En fait, c’est ça San Carol : un mec imprévisible, aux goûts sûrs, en quête perpétuelle du morceau « qui tue ».

Ko Shin Moon (Akuphone)

Tintement de Ghantas, rythmes de Derbukas, mélopées délicatement égrenées au Tambur Turc, au rubab afghan ou au Phin Thai la musique de Ko Shin Moon accueille un patrimoine musical et instrumental venu des quatre régions du globe. Chaudement installée dans une écoute instrumentale saupoudrée de quelques samples vocaux d’Inde, du Moyen-Orient ou d’Asie du Sud-Est, d’un instant à l’autre la lune de Ko Shin devient furieuse. Le temps d’un break, renversant l’écoute analogique dans la synthèse digitale, Ko Shin Moon transforme l’auditeur en danseur sur un acid algérien, un belly dance électrique, du psyché grec, de la disco turc, de la trap libanaise, de la dance thaïe et du shoegaze laotien. Bande d’originale fantasmée d’un film de Bollywood, sélection éclectique des clubs malfamés d’Oran, de Kolkata, de Krungthep ou de Bagdad, ou simple rêve de deux illuminés croulant sous les synthétiseurs analogiques et les luths orientaux d’un studio, Ko Shin Moon se fait palimpseste effaçant les influences et les modes opératoires à mesure qu’il les réécrit.

Biche (Paris - Banquise Records)

Ayant échappé à la vague néo-psyché, elle-même emportée depuis comme un ouragan, Biche a préféré lentement sortir du bois. Littéralement. C’est dans un studio des Yvelines, entouré par la forêt, que le groupe est né et qu’il a su revenir à sa langue maternelle après avoir, brièvement, tenté l’anglais. Ce qui n’empêche pas de pouvoir dire, sans ciller, que La nuit des Perséides vise dans la même direction que le Revolver des Beatles. Même soucis des arrangements, même obsession pour ces sons de guitares si high and dry. Rajoutez ce son de basse qui, de Burgalat à Air a fait les beaux jours de l’export français, et vous obtenez un « semi concept album » assez compact pour s’écouter d’une traite mais suffisamment aéré pour qu’on y revienne, par plaisir, pour le découper en tranches. Des graines de Todd Rundgren planquées sous le Mellotron, des bouts d’effets garages à la Thee Oh Sees (sur Fugue), de la pâte à François de Roubaix bien malaxée, tout est là : ça vient juste de sortir du four mais le temps aidant, rien ne sent le réchauffé.

Altin Gün (Turquie / Pays-Bas - Bongo Joe Records)

Groupe hollando-turc en provenance d'Amsterdam, Altin Gün («l'âge d'or» en turc), est une formation bariolée qui célèbre le rock anatolien des années 60 et 70. Leurs sonorités très funky et pleines de réjouissances rendent hommage à la bouillonnante scène d’Istanbul de l’époque et fusionnent vague psyché occidentale et musiques traditionnelles turques. Leur répertoire, constitué de standards et d’adaptations de chansons traditionnelles, est maintenant complété par leur premier album «On» véritable joyau aux rythmes lointains et effluves psychédéliques. Entre temps, le groupe a triomphé en Europe, que ce soit sur la scène surchauffée des dernières Trans Musicales de Rennes ou lors d'un passage remarqué lors du festival Eurosonic. L’envoûtant septet psychédélico-oriental se produira maintenant à l’Orangerie pour vous faire vibrer avec leur musique exotique et jubilatoire et leur groove à réveiller les morts !

We Hate You Please Die (Rouen - Kids Are Lo-Fi Records)

Du brut et de l’électricité telle est la devise de ce quartet rouennais bien énervé. Remettre la fureur au goût du jour à grands coups de fuzz sans oublier quelques gouttes de pop. Moyenne d’âge 23 ans, We Hate You Please Die recherche une certaine transe, celle qui ne s’encombre pas des genres même si la base garage/punk/rock est bien là. Du brut et de l’électricité, la volonté de concerts énergiques et cathartiques durant lesquels l’équation se ferait avec Ty Degall, les Cramps, Fucked Up ou les Stooges. La viscéralité et l’émotion sont la base du projet, le groupe est engagé et attentif aux questions sociétales et environnementales.

The Fat Badgers (Strasbourg - Black Milk Music)

The Fat Badgers cuisine des mixs sucrés avec pour ingrédients de base les sons soul et funk qu'il recherche pour leur douceur en bouche et leurs vertus médicinales. Le tout est mélangé à la levure de musique électronique et sera servi en concert par 4 musiciens à lunettes.

Leopard Da Vinci (Strasbourg)

Leopard DaVinci est leader du combo P-funk THE FAT BADGERS et créer son projet solo en 2012. Sur scène, il est capable de balancer des sets de 4 heures sur ses machines, agrémenté des passements de jambes chorégraphiques et de solos de clavier-guitare. Cet instrument unique fait-maison représente à lui seul la musique du Léopard : une nouvelle formule venue tout droit du dance floor de l'univers de P funk!

Darhma Bum (Rouen)

Dharma Bum, c’est un quatuor de psyché qui prend forme dans un sous sol depuis 2015. A la base, un trio d’ados énervés un peu trop nourri à coup de Pink Floyd, Paul, Matthieu et Grégoire ont été rejoint par un nouveau membre : Marc Lebreuilly, homme orchestre portant diverses casquettes, entre claviers, guitare et percussions. Depuis, la musique de Dharma Bum s’offre de nouvelles teintes, variant les plaisirs en se rapprochant tantôt d’un riff accrocheur bien sali, tantard d’une nappe profonde parsemée d’effets en tout genre.

 

INFOS PRATIQUES

POINTS DE VENTES BILLETTERIE PHYSIQUE:

BAR LE CHANTIER, 2 Pl. Chantereine, 27200 Vernon

BARNEY'S GROOVES Record Shop, 17 Rue Carnot, 27200 Vernon

 

CAMPING GRATUIT // BAR (bière locale, 3€ 25cl - 5€ 50cl) & RESTAURATION EGALEMENT LOCALE SUR PLACE 

1h. de Paris via A13 / 40 min de Rouen via A13.
40 min. en train depuis la gare Saint-Lazare, arrêt Vernon-Giverny.
Navettes prévues depuis la gare de Vernon.

CONTACT:

☞ Programmation : Martin Carriere I festival.rockinthebarn@gmail.com
☞ Partenariats : Florian Semprez I partenariat.rockinthebarn@gmail.com 

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